Les enfants et le monde fascinant des émotions

Les enfants et le monde fascinant des émotions

Que ce soit par une crise monumentale en pleine épicerie — allô les regards indiscrets ! – ou par le plus authentique des rires qui fait fondre notre cœur, les enfants nous en font voir de toutes les couleurs à travers l’expression de leurs émotions.

Comment accompagner votre enfant dans son apprentissage des émotions

Terrible two, difficulté avec l’autorité parentale, caprice ou simple expression de soi; que sait-on vraiment des émotions de la petite enfance ? Peut-on aider son enfant à les comprendre et à les exprimer ? Quand doit-on s’inquiéter ?

Tristesse, joie, colère, peur, dégoût et surprise[1], telles sont les 6 émotions de base avec lesquelles tout enfant doit composer dans son processus d’apprentissage du monde émotif.

Celui-ci va au-delà de la capacité à identifier ses émotions. S’il est bien vécu, ses retombées permettront à l’adulte de demain d’avoir tout en main pour vivre des relations harmonieuses avec son entourage, de s’affirmer, de savoir nommer ses besoins et d’être autonome.

Bonne nouvelle ! Les parents peuvent jouer un rôle déterminant auprès de leurs enfants en les accompagnant et les outillant tout au long de ce précieux apprentissage.

L’apprentissage du monde émotif, c’est bien plus que la capacité à identifier les émotions de base. C’est aussi apprendre à reconnaître qu’on vit une émotion, à l’identifier, à l’accueillir et à l’exprimer.

Dans cet article, nous aborderons cet éveil au monde des émotions sous différents angles :

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3 étapes simples pour guider votre enfant dans son apprentissage des différentes émotions

Connaître, reconnaître et identifier ses émotions : les premiers pas à franchir

Pour reconnaître l’émotion qui monte en lui, l’enfant doit d’abord savoir qu’elles existent. C’est pourquoi une connaissance des émotions de base est nécessaire.

Les 6 émotions à la base de l’apprentissage du monde émotif :

Tristesse, joie, colère, peur, dégoût et surprise

Si votre enfant n’est pas en mesure de le faire, il sera difficile pour lui d’y faire face adéquatement et de les exprimer de la bonne façon. Voici donc 3 étapes simples pour guider votre enfant dans son apprentissage des différentes émotions.

 

#1 | Apprenez à votre enfant les différentes émotions qu’il peut ressentir

Les émotions de base vous ont été présentées précédemment dans cet article. À vous maintenant de les faire découvrir à votre enfant !

  • Expliquez-lui ce qu’est une émotion.
  • Expliquez-lui les différentes émotions qu’il peut ressentir.
  • Dites-lui que l’émotion a un début et une fin, et donc, qu’elle n’est pas permanente.

Astuce : Rendez l’apprentissage du monde émotionnel amusant ! Plusieurs livres et jeux de société adaptés en fonction de l’âge permettent d’explorer le monde émotionnel avec votre enfant. Vous trouverez quelques idées à la fin de cet article.

 

#2 | Normalisez les émotions vécues par votre enfant

Il est tout à fait normal et sain de vivre différentes émotions. Il est important que votre enfant sache qu’il n’est pas le seul à ressentir ces états émotionnels et qu’il n’est en rien différent des autres lorsqu’il se sent triste ou joyeux, par exemple.

  • Prenez le temps de dire à votre enfant que ses émotions sont normales.
  • Expliquez-lui que vous vivez également des émotions, au même titre que les autres personnes de son entourage.

Idée de jeu : Transformez-vous en détective et allez interroger les autres membres de la famille. Oncle Claude se souvient-il d’un moment où il a été triste ? Mamie peut-elle raconter une anecdote lors de laquelle elle se souvient avoir été très joyeuse ou en colère ? Le jeu du détective lui permet d’explorer les différentes émotions vécues par des personnes de son entourage.

#3 | Amener votre enfant à savoir bien reconnaitre son émotion

Il s’agit ici d’une étape cruciale afin que votre enfant puisse ensuite bien exprimer son émotion et la vivre sainement.

Dites à votre enfant ce que vous observez lorsqu’il vit une émotion.

Il commence à se mettre en colère ?

Dites-lui ce que vous remarquez :

« Oh, Olivier, je vois que tu es en colère, tu parles plus fort et ton visage devient rouge »

Profitez-en aussi pour normaliser cette émotion :

« C’est normal que tu sois en colère, ta sœur a brisé ton jeu, je comprends »

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Encouragez votre enfant à identifier lui-même l’émotion qu’il vit.

Vous pouvez aider votre enfant à cibler l’émotion qui convient ou lui fournir un support visuel comme une affiche des émotions que vous apposez dans la maison (voir les exemples d’affiche à la fin de l’article).

Un petit exercice simple peut être fait afin de faciliter cette appropriation : à différents moments de la journée ou de la semaine (ex. : au retour de l’école, lorsqu’il fait une activité spéciale), demandez à votre enfant de vous indiquer à quelle émotion il s’identifie.

Discutez des symptômes physiques qui se manifestent lorsqu’il vit une émotion.

Le plus simple pour identifier une émotion est souvent de se fier aux ressentis physiques qu’elle génère : bouffées de chaleur ou grelottements, bouche sèche ou pâteuse, jambes molles, picotements dans les mains, sans oublier les fameux maux de ventre ! Ce ressenti est en fait l’expression physique de notre émotion. Elle nous fournit des indices importants sur notre état émotionnel. Avec votre enfant,

  • identifiez quelles sensations physiques sont associées à chaque émotion. Elles peuvent être différentes d’une personne à l’autre.
  • encouragez-le à prendre le temps de s’attarder à ce qu’il ressent dans son corps avant de nommer son émotion.
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Gérer ses émotions : le travail de toute une vie

Trucs et astuces pour retrouver sa zone de confort

Lorsque l’enfant est capable d’identifier son émotion et les différentes sensations physiques associées, il doit alors l’accepter et apprendre à composer avec elle afin d’être bien dans son corps et dans sa tête.

Les émotions nous font vivre une panoplie de sensations physiques, dont certaines sont vraiment inconfortables. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe plusieurs moyens et stratégies pouvant être mis en place afin de permettre à l’enfant de retrouver sa zone de confort en diminuant les symptômes physiques inconfortables associés à l’émotion vécue.

Il existe autant de moyens que de personnes. Le défi est donc de trouver celui qui convient le mieux à votre enfant. En voici quelques exemples.

La respiration et la relaxation sont 2 excellents moyens pou calmer les sensations physiques liées aux émotions

La respiration profonde

La respiration profonde est reconnue comme l’une des méthodes les plus efficaces pour réduire les manifestations physiques liées aux émotions. Elle peut être pratiquée de différentes façons, mais l’essentiel est d’inspirer profondément de façon à faire gonfler son ventre et d’expirer doucement, et de façon contrôlée, par la bouche. L’avantage d’enseigner une technique de respiration à votre enfant est que ce moyen ne nécessite aucun matériel et qu’il peut être utilisé n’importe où et n’importe quand !

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La relaxation

La relaxation est également un moyen efficace pour calmer les sensations physiques liées à l’émotion vécue.

Celle-ci peut prendre différentes formes :

  • prendre une pause calme avec livre,
  • méditer quelques instants,
  • manipuler des objets sensoriels (diverses textures, balles, objets lourds),
  • écouter de la musique.

Pour certains enfants, elle peut également prendre la forme d’une sieste. En effet, la fatigue augmente l’irritabilité de l’enfant ce qui peut engendrer l’apparition de réactions impulsives et intenses. Prendre un temps de repos contribue à rendre l’enfant plus disponible à exprimer pacifiquement ses émotions.

Bon à savoir

Il peut être intéressant d’utiliser les périodes de relaxation de façon préventive avec votre enfant en les prévoyant juste avant les moments plus critiques pour lui, par exemple lors des transitions ou du retour de l’école.

Le retrait

Le retrait est une méthode universelle pouvant être utilisée dans plusieurs contextes. On l’utilise en tant qu’adulte sans même s’en rendre compte. Votre collègue vous tombe sur les nerfs un beau lundi matin ? Vous risquez d’avoir soudainement besoin d’aller au photocopieur ou de remplir votre tasse de café ! Naturellement, vous vous retirez.

Le retrait permet de se retirer dans un endroit calme pour se retrouver seul avec soi-même et s’éloigner de la source qui cause l’émotion.

Il est essentiel d’encourager votre enfant à se retirer au besoin. Après ce temps de pause, il sera plus disponible pour discuter et pour cibler des solutions quant à l’émotion vécue.

Attention au piège !
Le retrait doit être perçu par l’enfant comme une solution et non comme une conséquence. Il est donc essentiel de bien lui expliquer qu’il s’agit d’un moyen permettant le retour au calme et non une punition.

La décharge motrice

Bougez ! Bougez ! Bougez ! En période d’émotivité, le corps a besoin de bouger ! Pensez au bien-être que vous ressentez à la suite d’une activité physique intense. Il en va de même pour votre enfant.

L’activité physique lui permet de décharger son agitation motrice ce qui, par la bande, réduit son inconfort physique et le risque qu’il pose des gestes impulsifs. 

Courir, pédaler, pousser contre un mur, faire des jumping jacks, aller jouer au parc; peu importe la forme que cela prend, le fait de bouger permet à votre enfant d’améliorer son bien-être face à l’émotion vécue. Il n’en sera que plus ouvert par la suite.

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La verbalisation et la recherche de solutions

La discussion ! Un concept qui semble très simple, mais qui peut s’avérer très ardu en périodes d’émotions intenses. En effet, lorsqu’un enfant est en crise, celui-ci n’a plus accès à son lobe frontal, soit la section du cerveau responsable du raisonnement. Rien ne sert de lui parler, ce sera inévitablement l’escalade, l’argumentation, les pleurs et les cris et chacun retournera bredouille de son côté.

La clé est donc de choisir un moment approprié pour discuter.

Ce moment varie d’une situation à l’autre. Il doit si possible précéder la crise émotive ou sinon la suivre.

L’essentiel est que votre enfant soit disponible intérieurement. Lorsque c’est le cas, vous pouvez alors discuter avec lui et l’accompagner dans sa recherche de solutions. Attention toutefois à ne pas faire les choses à sa place ! En effet, si les pistes de solution découlent de son raisonnement, elles auront davantage de sens pour lui. Ainsi, en plus de lui permettre d’augmenter sa confiance en lui et de diminuer son anxiété par rapport à la situation vécue, elles seront beaucoup plus faciles à mettre en application.

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Voici quelques pistes d’action pour aider votre enfant à mettre des mots sur ses émotions :
  • Le questionner sur les déclencheurs de son inconfort, sur les pensées qui surgissent, sur les solutions qu’il entrevoit pour se sentir mieux.
  • S’il parvient difficilement à exprimer ce qu’il vit, proposez-lui des hypothèses :
    • « Est-ce qu’il se pourrait que… »
    • « J’ai l’impression que… »

Ensemble, vous parviendrez par la suite à cibler des solutions pouvant être mises en place.

Les activités de centration

Centrer son attention sur une tâche est un autre moyen permettant de retrouver sa zone de confort. Cette approche peut prendre diverses formes, comme jouer aux Legos, à des jeux de construction, dessiner, colorier des mandalas ou lire.

Apprendre à son enfant à s’apaiser lui-même en s’absorbant dans une activité qu’il aime est une excellente façon de l’aider à développer ses propres stratégies pour mieux gérer ses émotions.

À retenir pour bien accompagner son enfant à travers ce processus

  • Votre enfant a besoin de vous pour apprendre à réguler ses émotions
  • Votre rôle est de l’accompagner pour faciliter son apprentissage
  • Assurez-vous que le moment est bien choisi avant de tenter une discussion
  • N’hésitez pas à rappeler à votre enfant qu’il existe plusieurs stratégies d’apaisement : la respiration profonde, le retrait, la discussion, la décharge motrice, etc.
  • Soyez un modèle positif, montrez-vous ouvert et testez les différentes stratégies avec lui
  • Persévérez avec bienveillance; tout processus d’apprentissage demande du temps et de la patience
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L’expression des émotions et des besoins : 2 concepts à ne pas confondre

Il est souvent difficile de distinguer l’expression des besoins et des émotions.

Pour bien accompagner son enfant dans son apprentissage du monde émotionnel, il est essentiel de distinguer les émotions liées à un événement de celles liées à un besoin non comblé.

Comme expliqué précédemment, une émotion a un début et une fin et on peut généralement l’associer à un déclencheur comme un refus, une consigne restrictive, une peur, la fin d’une activité.

Il se peut toutefois qu’un besoin mal répondu fasse naître une émotion intense chez votre enfant. Un enfant dont les besoins ne sont pas comblés pourra ainsi tenter de les satisfaire par des comportements tels des crises, des cris, etc.

Le poupon qui pleure pour exprimer qu’il a faim n’a pas le choix, car il n’a pas encore développé d’autres façons de le manifester. Or, même les enfants en âge de s’exprimer avec des mots doivent apprendre à bien exprimer leurs besoins. C’est une composante essentielle pour vous permettre d’être à l’écoute de ceux-ci et d’y répondre adéquatement.

Quels sont les différents besoins des enfants ?

Les besoins fondamentaux sont multiples, mais peuvent être regroupés en grandes catégories :
  • Les besoins physiologiques : manger, boire, dormir, respirer, etc.
  • Les besoins de sécurité physique et psychologique : environnement sécuritaire, routines, encadrement bienveillant, limites à respecter, etc.
  • Les besoins cognitifs : apprendre, essayer, se tromper, communiquer, jouer, découvrir
  • Les besoins socio-affectifs : être aimé, respecté et reconnu comme individu, avoir de l’attention, développer sa confiance et son autonomie.

Votre rôle est essentiel pour répondre aux différents besoins de votre enfant, tant pour les besoins de base comme manger ou respirer, que pour les besoins affectifs. Ainsi, la stabilité que vous offrez à votre enfant en lui donnant des limites claires lui fournit la sécurité dont il a besoin pour se développer sainement.

S’ajuster en fonction de l’âge

Les besoins des enfants varient en fonction de leur âge. En vous familiarisant avec cet aspect, vous serez en mesure de bien respecter le rythme de son développement et aurez des attentes réalistes envers lui, en plus de répondre à ses différents besoins avec plus de justesse. Vous souhaitez approfondir vos connaissances ? Vous trouverez quelques sources d’information intéressantes à la fin de cet article.

Décoder les besoins de son enfant, un défi de tous les jours !

Selon son âge, votre enfant pourra utiliser des gestes ou des mots (parfois les 2) pour vous exprimer son besoin. Comme parent, vous avez le défi quotidien de décoder ses besoins afin d’y répondre.

Attention ! Il est primordial de différencier un besoin d’un désir ou d’un caprice. Votre rôle en tant que parent est d’offrir à votre enfant ce qui répond réellement à ses besoins et non à ce qu’il souhaite.

Donner une réponse adéquate aux besoins fondamentaux de votre enfant ne signifie pas de répondre à ses moindres désirs ! Pour faciliter ce décodage et fournir une réponse adéquate, permettez-vous un temps de réflexion avant de réagir :

  • Quel est le besoin sous-jacent ?
  • Que tente-t-il d’exprimer ?
  • Quelle est l’émotion associée qu’il vit ?
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L’exemple de Jules

Jules se met en colère et cri parce que vous lui avez demandé de ramasser sa chambre. Il refuse de le faire.

Quel peut être le besoin sous-jacent ? Besoin de faire des choix, besoin d’autonomie, besoin de considération.

Quelle est l’émotion associée ? La colère.

Comment réagir ? Une fois que vous pensez avoir bien décodé le besoin de votre enfant, il importe de le reconnaitre, puis d’y répondre dans la mesure du possible. Évidemment, vous ne pourrez certainement pas toujours répondre au besoin exprimé. Dans le cas présent, vous pourrez toutefois le nommer à votre enfant afin qu’il sache que le besoin qu’il exprime est légitime et que vous le reconnaissez, sans toutefois pouvoir y répondre dans l’immédiat.

L’exemple de Juliette

À la fête de sa sœur Clémence, au moment de déballer les cadeaux, Juliette se place en retrait et diminue ses interactions avec les autres enfants. Lorsque Clémence s’exclame en découvrant sous l’emballage la nouvelle poupée de l’heure, Juliette se lève soudainement et dit à ses parents : « Ce n’est pas juste, Clémence a toujours des plus beaux cadeaux que moi, vous l’aimez plus ! » Elle court se réfugier dans sa chambre en claquant la porte.

Quel peut être le besoin sous-jacent ? Juliette s’est peut-être sentie mise de côté lors de cet événement. Besoin d’attention, de proximité, d’amour, de reconnaissance.

Quelles sont les émotions associées ? La colère, la jalousie, la tristesse, l’envie.

Comment réagir ? Une fois que vous pensez mieux comprendre le comportement de votre enfant, il importe de lui montrer que vous reconnaissez son besoin et que vous y êtes sensible. Par exemple : « Ma belle Juju, je comprends que tu te sens triste ou fâchée et que tu as besoin qu’on s’occupe un peu de toi aujourd’hui. Que penses-tu de venir aider maman à servir le gâteau aux invités, ils pourront voir à quel point tu es une grande fille serviable ». Ce faisant, vous reconnaissez son besoin et tentez d’y répondre le mieux possible dans la situation.

L’importance d’être à l’écoute des besoins de son enfant

Pourquoi est-il si important d’être à l’écoute des besoins de votre enfant ?
  • Parce qu’un enfant ayant un besoin non répondu tentera inévitablement de le combler et vous le fera savoir par des comportements ou des propos inappropriés, en criant ou en s’obstinant par exemple.
  • Parce que votre enfant se sentira davantage considéré si vous êtes à l’écoute de ses besoins et êtes en mesure de les reconnaître en toute légitimité.
  • Parce que le fait de l’écouter l’aidera à renforcer son estime de soi et même avoir un impact positif sur votre relation. Vous n’en retirerez que du positif !
  • Parce que les discussions bienveillantes que vous aurez avec lui vous permettront également de combler une partie de ses besoins affectifs.

Comment aider mon enfant à bien exprimer ses besoins et ses émotions

Comme pour les émotions, le fait de refléter à votre enfant le besoin que vous croyez déceler derrière ses comportements l’aidera à mieux les reconnaitre et les exprimer. Encouragez-le aussi à utiliser des mots pour bien vous exprimer son besoin.

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Quand doit-on penser à consulter un professionnel ?

Les signes à observer :

  • Les crises de pleurs ou de colère de votre enfant sont de plus en plus intenses et fréquentes malgré vos tentatives d’accompagnement.
  • Il exprime ses émotions de façon intense et incontrôlée.
  • Il exprime peu ou pas ses émotions ou n’est pas en mesure d’exprimer ses besoins.
  • Il est souvent triste ou en colère et vous n’arrivez pas à le calmer.
  • Il éprouve de la difficulté à exprimer ses émotions (positives ou négatives) malgré vos essais et encouragements pour le soutenir.
  • La relation que vous avez avec votre enfant se détériore en raison de l’intensité ou la fréquence de ses comportements.
  • Vous vous sentez incompétent comme parent.
  • Vous êtes épuisés par ces conflits incessants avec votre enfant.

Si vous observez l’un ou plusieurs de ces signes chez votre enfant ou que vous vivez l’une de ces difficultés, il peut être pertinent, pour vous et votre enfant, de recevoir le soutien d’un professionnel qualifié.

Surtout, ne vous découragez pas devant les difficultés ! Rappelez-vous que les professionnels peuvent vous aider, par leurs interventions ciblées, à retrouver une dynamique familiale harmonieuse.

 

Les avantages de consulter un professionnel

Consulter un professionnel pourrait vous permettre, entre autres, d’avoir un autre regard sur les difficultés vécues, de mieux comprendre les enjeux associés à ces difficultés et ainsi, mieux cibler les besoins de votre enfant.

Le professionnel peut également vous guider et vous accompagner dans les différentes interventions à mettre en place pour favoriser la gestion et l’expression saine des émotions et des besoins chez votre enfant.

Grâce à son écoute attentive et ses stratégies qui prennent en considération les particularités de votre enfant et de votre famille, le professionnel vous fournira les outils nécessaires vous permettant de croire à nouveau en vos compétences parentales.

N’attendez plus, prenez rendez-vous avec un professionnel!

Les auteures de cet article :

Kelly Jutras

Psychoéducatrice

Kelly Jutras a pour rôle de fournir un soutien aux enfants et aux familles qui vivent des difficultés d’adaptation afin de leur permettre de retrouver un équilibre et un bien-être dans leurs différents milieux de vie.

Découvrez le profil complet de Kelly Jutras

Rebecca Chase

Psychoéducatrice

Rebecca Chase travaille à la fois dans le milieu scolaire et en pratique privée. Habituée à fonctionner en équipe multidisciplinaire, elle met tout en œuvre pour rallier les bons intervenants afin de cerner adéquatement les besoins de ses clients et y répondre.

Découvrez le profil complet de Rebecca Chase

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